L’ancienne municipalité avait déjà réfléchi, comme les municipalités précédentes - aux moyens de sauvegarder un des monuments les plus anciens de la commune : les quelques arcades de l’aqueduc romain, classé monument historique par l’arrêté du 7 novembre 1922.
Ces vestiges situés près du cimetière faisaient partie d’un ouvrage long de 50 km qui alimentait Aix-en-Provence en eau provenant de la source de « Traconnade » à Jouques. Il comporte 7 ouvrages aériens conservés, dont celui de Meyrargues.
Vue générale des Arches avant le nouveau confortement
Les réflexions de la précédente municipalité menaient à une véritable restauration et sécurisation du site. Cela engageant des frais importants, il était nécessaire, au regard des besoins financiers pour des opérations plus vitales, d’envisager des aides qui auraient pu être apportées par des organismes d’état compétents ou des mécènes. Les premiers avaient aussi leurs priorités, et donc pas d’argent à investir dans ce projet, les seconds ne se bousculaient pas au portillon !
Il restait à convaincre les seconds, ce qui était un travail de longue haleine, mais pour lequel certaines pistes étaient envisagées.
Quelques études avaient déjà été menées (carottage) afin de déterminer la structure du sous-sol (l’une des arches penchée, s’affaissait sous son poids). La DRAC avait souhaité aller plus profondément pour affiner l’étude qui montrait que l’urgence venait de la consolidation du dit sous-sol, avant d’engager toute autre action.
A ce jour ; la nouvelle municipalité en a décidé autrement.
Voici un extrait de ce que dit le Compte rendu du Conseil Municipal du 13 Novembre 2008 :
N°2008-108 / PATRIMOINE COMMUNAL – TRAVAUX DE MISE EN SECURITE DE
L’AQUEDUC ROMAIN – DEMANDE DE SUBVENTION A DEUX PARTENAIRES FINANCIERS
Madame le Maire rappelle que des travaux de confortement ont antérieurement été réalisés pour
assurer la préservation des certains arcs de l’aqueduc romain présent sur la commune.
Aujourd’hui, compte tenu de l’ancienneté de cette opération, il convient non seulement de reprendre
ces travaux, mais aussi d’élargir le champ matériel de l’intervention.
Une réunion, tenue le 15 octobre dernier en présence de l’architecte des Bâtiments de France (A.B.F.),
des services de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C.) et des représentants du
Syndicat Mixte Départemental des Massifs Concors – Sainte Victoire (dit Grand Site Sainte Victoire) a
permis de réaffirmer la volonté de chaque intervenant de concrétiser un projet de mise en valeur de
ce patrimoine.
Dans cette perspective et avant de déterminer les modalités de cette opération future, Madame le
Maire soumet à l’assemblée un devis de travaux à réaliser pour sécuriser immédiatement le site, dont
les détails ont été validés par Monsieur Daniel RENNOU, A.B.F.
Elle précise que le coût H.T. des travaux de sécurisation est arrêté à 26.167,13 €.
Approuvé à l’unanimité par le conseil municipal.
Mettre en sécurité un tel ouvrage, et conserver un patrimoine qui subit les assauts du temps (construction estimée entre 145 et 100 avant Jésus-Christ) est effectivement une action importante. Elle n’est pourtant à nos yeux qu’un « pansement sur une jambe de plâtre ».
Il n’en demeure pas moins que le travail récemment produit par la nouvelle municipalité a coûté subventions déduites 5233,43 euros à notre
collectivité.
Ce qui vient d’être fait n’est ni beau, ni utile et par conséquent une opération de pure communication, visant à satisfaire une « apparence d’action »
Certes, le châssis en bois qui empêchait l’arche penchée de s’écrouler n’était pas esthétique, mais aujourd’hui les structures mélangées (bois, acier, mortier) le sont encore moins et sont sujettes à des modifications structurelles liées à ce mélange des supports. Le sol n’est pas stabilisé, la consolidation aérienne est un « emplâtre sur une jambe de bois »
La mairie aurait mieux fait, de demander à son « service du patrimoine et environnement »- (avec éventuellement l’aide de particuliers ou d’associations concernées) - de mener une étude cohérente, prenant en compte les contraintes techniques, afin de réaliser une véritable restauration du site.
Nous n’avons aujourd’hui pour une certaine somme d’argent, et de temps, que « du mortier sur une jambe cassée » !
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